Ecriture·Pensée du jour du mois de la semaine·Romans et nouvelles

Écrire, écrire, écrire !

Il y a deux ans, je postais cette photo.

Cela ne faisait guère longtemps que j’avais rejoint le Professeur, ici, au Château des Quatre-vents. Je m’étais engagée pour le salon du livre jeunesse de Montreuil et je m’était lancée, deux ans après le premier, dans le Nanowrimo. Je venais de passer les 10 000 mots sur ce texte qui a déjà porté bien des noms : Nano2018, Sauvage, Projet Sauvage, Ursule et puis 38 ans c’est pas vieux pour une maison. Il y a deux ans je passais les 10 000 mots sur ce texte né d’une idée un peu bête et qui me faisais du bien à écrire. J’en déroulais le fil comme on se fait un câlin. Juste pour moi, juste pour me vider la tête.

J’ai passé, derrière ce Nanowrimo, l’une de celles qui restera dans les plus belles années de ma vie. Découvrir la douce vie aux Pays-Bas, découvrir que je pouvais écrire, une vie entre ici et Paris, des projets à quatre mains, remonter sur scène, trouver le temps bon et le ciel bleu, partager les aventures de mon Ursule avec vous, voyager loin, tenir mon premier livre entre mes mains, faire ma première séance de dédicace, voir mon premier texte accepté par une maison d’édition. Encore une grosse année de quinze mois vous me direz. Oui, écoutez, douze, je trouve ça fait un peu court. On devrait songer à changer de calendrier.

Comme pour tout le monde, depuis mars, c’est plus difficile. 38 ans est finalement resté dans son tiroir une année de plus (je vous en reparle bientôt) et cela a mis un frein à tout ce que je pouvais écrire. Comme si le non aboutissement du projet ralentissait toute la chaine de mon imaginaire.

Et puis est arrivé le mois de novembre et le Nanowrimo. Je m’étais dit oui et puis non. Et puis, comme l’an dernier, au dernier moment, j’ai créé l’entrée dans mon cahier de vie. Il a bien mal commencé ce nano. Le 1er novembre, j’avais un épouvantable mal de tête qui m’a clouée au lit toute une partie de la journée. Le jour 2, j’avais le cerveau en compote. J’ai rattrapé mon dimanche en lisant un super livre. Le jour 3, je me suis trouvée des excuses : Je me suis dit que je venais de me mettre 3400 mots dans le vent. Je n’arrivais pas à partir sur mon histoire. J’avais déjà bien trop de textes en cours pour en débuter un autre. Mais surtout, j’avais 3400 mots de retard. Et puis j’ai regardé les pages de mes anciens nano. Et voilà ce que j’ai redécouvert :

Je me suis lancée dans ce challenge trois fois entre 2016 et 2019 et je ne l’ai rempli qu’une fois. La toute première fois ! Je savais que je n’avais pas fini l’exercice en 2019 – Le texte, Merlin Eden, me regarde dans les yeux à chaque fois que j’ouvre mes documents… – mais j’étais persuadée qu’en 2018, à la fin du mois de novembre, « 38 ans » avait atteint 50 000 mots. Mais que nenni ! En novembre 2018, j’ai écris 32 135 mots. Pas plus, ni moins. Je me rappelle maintenant avoir continué à écrire 38 ans pour vous le partager entre mars et septembre 2019, portée par cette année dorée.

Alors quelque chose s’est débloqué dans mon cerveau. Peu importe combien de mots j’écrirai cette année – où j’ai repris mon travail de libraire à mi-temps… et on sait ce que ça veut dire : libraire à mi-temps, lecteur à plein temps – peu importe que je ne finisse pas ce challenge contre moi même, l’important n’a jamais été d’écrire un livre ! L’important est de se sortir une histoire de la tête. Une histoire au kilomètre, mal écrite, mais écrite.

Et cette histoire je l’ai en tête depuis tellement longtemps, qu’elle mérite que je lui accorde ce mois de novembre, peu importe qu’elle reste dans un tiroir, que je vous la partage un jour – sur les réseaux sociaux ou en auto-édition – ou encore même qu’elle soit éditée. L’important, c’est que je retrouve ce plaisir de tirer sur un fil, en posant des mots et des mots, juste pour le plaisir de voir le compteur monter, durant un mois. Alors je me suis lancée. Nous en sommes au jour 12 et je n’ai pas passé les 10 000 mots. Mais vous savez quoi ? Il n’y aura pas non plus de salon du livre jeunesse à Montreuil, ni de passage à Paris. Alors j’ai du temps pour les passer ces 10 000 mots.

Et retrouver ce plaisir à faire défiler le compteur m’a rappelé quelque chose : On ne peut pas toujours être au maximum de sa forme. Toutes les années ne sont pas des années dorées. Parfois le ciel s’assombrit, parfois les projets sont repoussés. Après autant d’émotions que celle apportées par ces quinze fabuleux mois, j’ai eu des bas. Et puis, la planète a eu des bas alors cet état dur un peu. Il y a quelques temps, j’étais tombée sur ce comics de The Oatmeal, et j’ai trouvé que ce serait un juste rappel des choses.

Creativity is like breathing
(Cliquez pour le lire en entier)

Des bisous

Un commentaire sur “Écrire, écrire, écrire !

  1. Comme tu me l’as déjà dit, écrire c’est déjà bien. La recherche de performance peut parfois bloqué l’envie. Je suis sûre qu’un jour ou l’autre on découvrira cette histoire que tu écris, d’une façon ou d’une autre, dans un texte ou dans un autre.

    Bon courage pour la continuation du Nano ! ❤

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